PUBLISHERS  &  AUTHORS

DANS LE MIROIR DES MOTS

In the Mirror of Words

 

 

Julien Blaine

 

 

(France)

 

 

présente

 

                                                  

 

 

 

 

 

Julien Blaine….

 

and

 

Ma Desheng

    

 

 

 

 

Peintre, poète, performer né en Chine.
Vit en France depuis 20 ans.

 

 

 

Julien Blaine dixit :

 

« Il a juste dix ans de moins que moi – jour pour jour – : il aura 59 ans le 19 septembre 2011.

 

L’une des plus fantastiques rencontres de ma vie, même si je vis mille ans.

 

 

 

 

Il faut le voir danser le rock sur ses béquilles en bois, le voir comprendre en un flash flamboyant ce que je veux dire et ce que je voudrais comprendre, et le voir cracher autour de lui cette vie dont il déborde.

 

 

 

Ma Desheng est graveur, il est devenu graveur : dans la journée, il travaillait et retournait chez lui à la nuit tombée ; il voulait peindre et utiliser les pigments des couleurs de la peinture à l’huile...

 

Mais quand il rejoignait ses deux mètres carrés, il faisait noir et il ne voyait pas les couleurs, et c’est ainsi qu’il est devenu graveur en noir et blanc.

 

Mais c’était trop noir pour figurer dans les expositions officielles. Beaucoup trop

                                                    noir...

 

Au fond sur le mur obscur, il y a une banderole blanche, sur la banderole blanche, il

 

                                          y a un texte

 

                            noir, le

 

                                              texte dit :

 

Il n’y a pas autre chose que le faire.

 

Les hommes sont dans le noir, la seule chose que l’on peut chercher, c’est la clef*.

 

                                Une voile et la lune et/ou un regard et/ou un visage.

 

 

(Pékin – 1981)

 

 

 

 

Puis il eut un accident d’automobile aux États Unis d’Amérique et il dut se séparer de ses béquilles pour vivre sur un fauteuil roulant... & aujourd’hui il s’est installé à Paris, c’est un poète encore plus exceptionnel et un peintre considérable qui peint sur des toiles immenses des rochers en forme de femme et en forme de rien ; juste un tas de rochers, un amas de rochers, un éboulis de galets énormes...

 

 

Je ne sais s’il grave encore et s’il dessine

encore ?

 

 

(Paris 2011)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julien Blaine….

 

and

 

 

Edgardo Antonio Vigo

 

 

                   

(La Plata, Prov. de Buenos Aires, 1927 - 1997)

 

 

 

 

Julien Blaine dixit :

 

Un pionnier éblouissant du mail art et de la performance à contenu politique.   

 

 

 

Il fut éditeur, 2 revues inoubliables : La revue-objet WC et la revue dédiée à la poésie visuelle Diagonal Cero, 28 numéros des artistes de toutes les amériques, de toutes les europes, de toutes les asies et d’ailleurs encore... Il poursuivra ce travail d’éditeur et de mail-artist avec Nuestro Libro Internacional de Estampillas y Matasellos, avec des cachets et des timbres originaux d’artistes du monde entier ; et ce sera à chaque fois (19 fois) un livre d’artistes multiples époustouflant !

 

Il sera aussi l’artiste des machines inutiles, des bibliothèques impossibles, des poëmes mathématiques baroques (une fantastique trouvaille sans cesse reprise par les uns et les autres...), celui des poëmes incomestibles, des poëmes insonores, des manifestations collectives et publiques sur les places et dans les rues : des preuves et des épreuves d’artiste.

 

 

Le cinéaste, le poète, le performeur, l’actant 1968 a marqué toutes ces générations, y compris la mienne.

 

Alors c’est la dictature et son fils disparaît, et son travail va être marqué par cette disparition aux côtés des folles (ces mères) de la place de mai.

 

Au milieu des années 70, il avait demandé à ses amis une image de leur bibliothèque en leur envoyant le dos des livres à coller en lieu et place, j’avais mis sur un plongeoir de piscine nus mes enfants, ma chérie et moi avec cette étiquette collée sur le dos : 4 tomes d’un livre*.

 

Du coup je conçu quelques temps après le Ve tome !

 

(Marseille 2011)

 

 

 

In Vigo's work can be seen influences of Marcel Duchamp-we recall Vigo's film Blanco sobre Blanco (White on White), shown on the spectators' backs, and the "ready-mades" he constantly sent his friends-and, above all, of Macedonio Fernández, not only in his irreverent attitude but also in his long and contradictory titles and paratexts. From both, Vigo took the ludic attitude of play, making the spectators participate and desacralizing the work of art through manipulation and co-creation, to the point that he preferred to speak of the "creative-constructor" instead of the "spectator," trying to make of artistic creation a multiple act, not something individual and solitary.

Born in La Plata in 1927, Vigo enrolled in the School of Fine Arts of the La Plata University in 1950 and, in 1953, he went on a scholarship to France where he met the Venezuelan artist Jesús Soto and came into contact with the international avant-garde. In 1954, on returning to his country, Vigo exhibited wooden objects that already foretold his later tendency towards an art of popular participation. He was an important magazine editor, publishing Diagonal Cero (1961) and Hexágono 70, which featured "novísima" poetry-what he liked to call visual poetry-together with the subsequent Nuestro Libro Internacional de Estampillas y Matasellos (Our International Book of Stamps and Postmarks) with original stamps and postmarks by artists from around the world (artistamps and rubber stamps). These are considered paradigmatic of what is known today as "artists' books."

In 1965 Vigo exhibited his first "useless machines," such as the Palanganómetro Mecedor para Críticos de Arte (Palaganometer Rocking Chair for Art Critics) and the Bi-Tri-Cicleta Ingenua (Ingenuous Bi-Tri-Cycle) that was heaped with vernacular criticism, initiating a long silence that lasted until the 1990s. But, the alternative scene in France, 1967, published his Poemas Matemáticos Barrocos (Mathematical Baroque Poems) and the next year his Poemas Matemáticos Incomestibles (Mathematical Inedible Poems) (an object enclosed between two empty tuna cans soldered together). Also, in 1968, in La Plata there appeared his first traffic light, Manojo de Semáforos (Bunch of Traffic Lights). This consisted of analyzing from the aesthetic and creative point of view the traffic signals located in the intersection of First and Sixtieth Avenues in La Plata. Presenting an anonymous and useless element in its specific function (stressing an ironic urban commentary) this project sought to initiate a specific dialogue with an abstract content. The public invited to participate were to develop their ideas using the minimal keys given by the artist, who wasn't there. The proposal was to subtract out all prejudicial contact in order to generate an action in freedom.

 

 

Julien Blaine….

 

and

 

 

 

Colette & Günther Ruch

 

                                                       

 

                                    Julien Blaine dixit :

 

Les choses et les faits commencent toujours par un souvenir impérissable : Après Malindi au Kenya, Santa Catalina en Sardaigne, et Romainmôtier en Suisse, je remis pour la troisième fois ma grande cape tachetée à la manière du léopard, mon heaume à trois faces avec ses trois bouches* :

 

celle qui murmure, celle qui parle et celle qui hurle pour vous parler de Colette & Günther Ruch.

 

La femme et l’homme de l’Écart, des Nomades, ainsi qu’il se doit et ainsi qu’ils (il & elle) le doivent ! Ils sont à la fois dans la chair et l’os et dans le

                                             concept, dans le corps

et le cri et dans

 

               le virtuel.

 

Et ils (elle et il & je et tu) maîtrisent magnifiquement le

 

                                          rythme,

 

ce qui est une des choses les plus difficiles dans cet art de la performance.

 

 

                                                       Les couleurs et les      

 

Les lettres et les mots.

 

 

Les voix : une langue simple, des langues multiples, des langues séparées, des langues superposées,

des langues mixées : où commence la musique et où finit le texte, ou commence l’image et

où finit le corps, où commence le geste et où finit la voix et par ailleurs : où commencent les voix

et où finissent les gestes, où commencent les corps et où finissent les images, où commencent

les textes et où finissent les musiques…?

 

 

 

Est-ce une chanson?

Est-ce un jeu de société ou un jeu personnel?

 

Sont-ils expéditeurs ou destinataires? Est-ce un art épistolaire ou une prononciation?

 

 

Une articulation? Une élocution? Une boîte à son dans la boîte postale. Une boîte à voix (duo) in the mail box...

 

Et toujours le mélange des langues, la langue organe et les langues parlées !

Il y a aussi des instruments et de l’instrumentation, de l’interprétation.

Du dessin dans l’empreinte, du cadastre et de la géographie : des itinéraires de toute sorte.

De l’histoire de l’art dans l’appel de l’abécédaire, il faut savoir entendre & voir © !

 

Il & Elle et je veulent dire un mot, le mot : mot, c’est à dire : dire plein de mots, ce qui signifie dire les couleurs et montrer la langue qui mâche, la langue qui dit ! La langue cachée par la bouche et les dents, la bouche rouge et les dents blanches éclatantes pour cacher la langue et la pitance et

le mot.

 

 

 

Il & Elle et je & tu veulent montrer que nos nourritures ne sont pas que nourritures… Mais de la viande, de l’épice et tant d’autres victuailles !

Enfin, il y a et la rue, et les gens, et la vie…

 

(Ventabren 2011)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Julien Blaine est né en 1942, à Rognac, au bord de l’Étang de Berre, flaque de mer jadis bleuazur, aujourd’hui marron glacé. Il vit à Ventabren et à Marseille et nomadise le plus possible. Dénommé aussi Christian POiTEViN (patronyme) et d’une ribambelle d’autres noms. ÉDITEUR de Doc(k)s et d’une ribambelle d’autres périodiques.

 

 

AUTEUR de 13427 poëmes métaphysiques et d’une ribambelle d’autres livres et catalogues.

 

EXPOSANT de du sorcier de V. au magicien de M. et d’une ribambelle d’autres expositions, a présenté en mai 2009 une importante exposition au [mac] Musée d’Art Contemporain de Marseille : un Tri. ORGANISATEUR des Rencontres Internationales de Poésie de Tarascon et d’une ribambelle d’autres manifestations.

 

 

FONDATEUR du Centre International de Poésie de Marseille (C.I.P.M.) et d’une ribambelle d’autres espaces culturels.

 

 

 

CHANTIERS EN COURS :

 

La poésie n’intéresse personne, la 5ème feuille ou l’écriture originelle, le Verssicône, Chom’art, Confidences d’Églantin, Text’art, Ihali, &c.

La vie & la phrase continuent...

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

www.documentsdartistes.org/blaine

www.documentsdartistes.org/blaine

www.al-dante.org/content/view/39/