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… ni blanc ni gris ni noir.
Le bleu poétiquement sonore - sous tous ses angles
Martine Cros est poète et peintre.
Il existe dans son art des systèmes/façons trichromatiques : trois couleurs/sentiments primaires qui symbolisent le poétique, l’érotique et le tragique- par synthèses additive et soustractive dont les trajets chromatiques primaires sont le rouge-sage, le bleu-mystère, aux touches de violet(RBV), et le vert vide, ce vert en devenance, devenu à travers les visions du peintre, sable doré.

Sur le
grand canal, 1840 de Turner
Elle peint ses métaphores et inscrit ses couleurs dans une démarche créative, en quête de l’amour et du bonheur. Quelque fois, elle utilise son inspiration et sa respiration d’artiste pour désigner une substance, une forme sentimentale, un contenu amoureux (le tube de rouge, par exemple, servira à mettre en relief les battements d’un cœur élu et ému).

Sur le
grand canal, 1840 de Turner
Quelque fois, la couleur se confond chez notre poète avec la tonalité. Par exemple, dans un ton de bronzes il y a les couleurs rougeâtres ou bleuâtres plus ou moins claires ou foncées. Ce sont des nuances nomades, à la recherche d’un lieu chaud et lumineux. D’ailleurs, les couleurs de Martine Cros ne réclament pas à leur maître la lumière de tous les jours, le soleil de toutes les perspectives et de toutes les proportions, puisqu’elles sont elles mêmes des lumières primaires. Chez Martine Cros, nous sommes dans le lumineux foncé, dans les tréfonds d’une mer de sensations et de sens.

Il existe dans son art deux systèmes/ façons trichromatiques : trois couleurs/sentiments primaires qui symbolisent le poétique, l’érotique et le tragique- par synthèses additive et soustractive

dont les trajets chromatiques primaires sont le rouge-sage, le bleu-mystère, aux touches de violet(RBV), et le vert vide, ce vert en devenance, devenu à travers les visions du peintre, sable doré.

Depuis le rouge et l'or jusqu'au violet céleste, toutes les teintes des contenus équilibrés. La gamme des couleurs n’est pas riche mais elle est baignée d’une sensualité imprévisible…
(RD)

Martine Cros
on me prie de remuer les lèvres ________________ je n’en ai
pas besoin ____________ je chuchote mmmmmmmmmmmm
aux mélodieuses mélancolies de Satie ___________________
cela me suffit ____________________ on me prie de relever
______________________________________________
la tête _________ preuve de bonne tenue ______________
je n’en ai pas besoin _______________ j’aime détendre mon
cou raidi par les onmepries _______________ en laissant couler
mon visage entre mes seins ___________________ recueillie
______________________________________________
on me prie cependant de conserver mon rang ____________
je n’en ai pas besoin _______________ je sais n’être pas sage
________________ j’aime ces défis à l’orée _____________
des interdits ______ c’est là qu’on y apprend à lire aussi _____
_______________________________________________
on me prie de prier ____________ pour quel dieu s’il vous plaît
______________ mon dieu _________________________
____________ est mon seul pèlerinage vers ceux que j’aime _
Martine Cros
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Note : Les deux premières aquarelles sont l'oeuvre de Turner ("Sur le grand canal", et "Près de l'Arsenal"), la troisième peinture, "Les vitraux de Notre Dame d'Aubin", appartient à D.Coulet/J.D.Fleury.
Martine CROS est née le 12 juin 1963, à Berlin, d’un père biterrois venu du sud de la France danser avec sa mère berlinoise tout au nord de l’Europe. Elle a vécu de nombreuses années à Nancy où se déroule sa scolarité ; à Metz, elle passe 3 années à l’institut de travail social. Depuis plus de 20 ans, elle s’est installée en Bourgogne, vers Dijon.
Elle a toujours écrit des poèmes depuis sa tendre enfance. C’est son fil conducteur, de funambule, sa colonne vertébrale, sa pensée permanente, les pulsations de son cœur.
Sa passion est d’écrire, son rêve est de peindre à nouveau, et elle souhaite se remettre au piano. Rien que cela…